Le calfeutrage a pour but d’empêcher l’air (et, par suite, le froid ou le chaud, les odeurs, les poussières, les bruits, l’eau de pluie) de passer entre les châssis ouvrants des portes et fenêtres et le châssis dormant.

Avec quoi faire un bon calfeutrage ?

On trouve dans le commerce :

  • Des bourrelets de feutre, à placer devant les fentes des fenêtres et au bas des portes,
  • Ou des bourrelets de caoutchouc mousse,
  • Et encore des joints métalliques (lamelles de métal en acier inoxydable ou en bronze phosphoreux). Ils se placent dans la feuillure, soit sur le battant, soit sur le dormant, et qui sont presque invisibles quand la fenêtre est fermée. Ces lames souples, nervurées ou non, sont fixées par un bord, clouées ou rivées. Elles font ressort quand on ferme la fenêtre. Il en existe de nombreuses marques dans le commerce,
  • Bon nombre de bourrelets de papier, d’un principe analogue aux précédents, et également invisibles. Ils sont constitués par une bande de papier goudronné, pliée dans le sens de la longueur. L’un des côtés du pli se colle (sur bois, sur plastique ou sur fer) dans la feuillure du dormant. L’ouverture du pli étant tournée vers l’extérieur, la partie du pli restée libre fait ressort et vient se plaquer sur le battant de la fenêtre. Pour qu’un calfeutrement soit efficace, il faut d’abord vérifier l’ajustage de la fenêtre. Puis calfeutrer non seulement le bas de la fenêtre, mais aussi le haut et les côtés. S’il y a lieu, la gorge où se réunissent les deux battants.

Attention à l’aération nécessaire au fonctionnement de certains appareils

Toutefois, comme une grande partie de l’aération nécessaire à l’hygiène et, éventuellement, à la combustion dans les appareils de chauffage (poêles, cheminées) vient habituellement par les fentes des fenêtres… Il faudra, si celles-ci sont très bien calfeutrées, prendre la précaution de renouveler fréquemment l’air des pièces. En ouvrant largement les fenêtres pendant une minute. Ce qui n’entraîne pas un refroidissement quand les parois intérieures des pièces sont déjà chaudes. Mais donne, au contraire, une impression de bien-être. On pourra aussi envisager le conditionnement d’air.

Calfeutrement des portes.

Les côtés et le haut des portes se calfeutrent comme ceux des fenêtres. Dans le bas, qui ne comporte pas de feuillure, on peut employer des bourrelets visibles de feutre ou de caoutchouc. Mais il existe des procédés plus efficaces. Les plinthes calfeutrantes automatiques, à l’intérieur desquelles se loge un bourrelet de feutre ou de caoutchouc. Par un dispositif variant suivant les marques, se relève lorsqu’on ouvre la porte… De façon à ne pas frotter sur le sol ou sur le tapis. Ces calfeutrements de porte s’emploient non seulement pour les portes d’entrée donnant sur l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de l’appartement, pour arrêter les odeurs (cuisine, w.-c., etc.) ou les bruits (portes de bureau, de chambre). Ces plinthes peuvent se fixer sur les portes existantes ou être incorporées dans les portes neuves.

Calfeutrage des combles

Ensemble de la charpente et de la couverture du toit d’un édifice. Dans la pratique, on appelle aussi comble (ou “les combles”) l’espace sous comble. Cet espace est généralement limité par les versants du toit, une petite partie verticale de mur et par un plancher. Mais, dans les grands combles, il peut y avoir plusieurs étages sous comble (immeubles de villes ou maisons paysannes de certaines régions).

Les formes des combles et leur dénomination correspondent à toutes les formes de toitures. On attribue à l’architecte François Mansard (1598-1666) l’invention du comble “à la Mansard”, qui laisse un espace sous comble plus grand qu’un toit ordinaire à deux versants, sans augmenter la hauteur du faîtage. Les pièces habitables qu’on peut y aménager sont dites mansardées. Par extension, on appelle pièce mansardée ou mansarde toute pièce dont une paroi, au moins, est inclinée du fait de la toiture, quelle que soit la forme de cette dernière.

Utilisation et aménagement des combles.

Les combles ayant généralement la même superficie que la maison, il serait regrettable de ne pas en tirer parti (installation d’une pièce de rangement ou d’habitation). A la campagne, ils sont utilisés comme grenier (grains, légumes, fruits pour l’hiver, etc.), séchoir à linge, débarras, etc., sans aménagement particulier.

Toutefois, il convient de noter que, dans les combles, les canalisations électriques devront être sous tube de tôle ou d’acier revêtu intérieurement d’un isolant. Les greniers dans les combles présentent le danger d’incendie du matériel entreposé et laissé sans surveillance. Il est recommandé de n’y conserver que les objets pouvant servir, à l’exclusion des papiers, chiffons et résidus de toutes sortes promis à la décharge. Les matières dangereuses ou inflammables n’y ont pas leur place.

Tout projet d’habitation doit logiquement comprendre la possibilité d’aménager les combles ultérieurement à la construction, même si le programme ne le prévoit pas. Pour cela, les fermes seront construites avec entrait retroussé, le plancher répondra à la surcharge de 175 kg au mètre carré, et la trémie de l’escalier sera préparée.

Pour installer une pièce habitable et confortable dans les combles, il faut :

Assurer l’éclairage de la pièce, en perçant une fenêtre si elle n’existe pas déjà. Ce sera soit une fenêtre droite, sur le pignon, soit une lucarne. Si on a le choix pour l’emplacement de la fenêtre, on tiendra compte de l’orientation par rapport au soleil et au vent de pluie, et de la vue. En faisant une lucarne assez grande et assez large, on peut redresser la partie inclinée du comble, et gagner ainsi de la place.

Prévoir, s’il y a lieu, les canalisations d’eau, de chauffage et d’électricité (remarque concernant l’installation électrique).

Vérifier l’état du sol. Souvent, dans les combles inutilisés, il y a des parquets de second choix, ou pas de parquet du tout, le hourdis étant laissé apparent. Selon le cas, on utilisera un recouvrement du parquet existant (par exemple, en-panneaux durs de fibre de bois), ou bien on fera un revêtement de sol neuf.

Construire les cloisons et le plafond avec des matériaux légers et de bons isolants thermiques. Revêtir aussi les murs anciens d’un isolant. On peut, à l’aide du cloisonnement, redresser les parois mansardées, y faire des placards ou des rayonnages. Mais il est également possible de tirer un excellent parti décoratif de ces parois inclinées, de même que des poutres et pièces de charpente apparentes.

Isolation

La lutte contre le bruit et la mesure du bruit

On la donne en décibels (dB). C’est une unité, sans dimensions, mesurant des différences d’intensité sonore, elle est calculée à partir du seuil absolu d’audition. Pour les chambres, la nuit, le niveau moyen tolérable est de 25 à 30 dB, pour les salles de repos, le jour, 30 à 35 dB. Le bruissement des feuilles dans le vent est à peine audible, le tic-tac de la montre n’est perçu que si l’on prête l’oreille, mais le rugissement d’un moteur de motocyclette, le miaulement d’une scie circulaire, le martèlement du marteau-piqueur sont désagréables au point d’en être parfois douloureux.

Les niveaux moyens de bruits ne sont pas seuls en cause, les sons aigus sont beaucoup plus gênants que les graves. De plus, une différence d’intensité n’est pas ressentie de la même façon s’il s’agit de celle mesurée entre le bruissement de feuilles et le bruit d’une conversation ou de celle existant entre le bruit d’une conversation et celui d’un avion. Enfin, des niveaux sonores plus élevés (avion, train…), mais intermittents, sont mieux supportés que ceux plus bas mais continus (circulation…).

Il n’est, évidemment, pas question, pour vous, de mesurer les décibels, adressez-vous au Comité d’action pour l’isolation (COMAPI) qui vous donnera une liste d’experts acousticiens et vous conseillera éventuellement sur le plan juridique.

Niveau moyen de bruits en décibels :

  1. 130 : rivetage de tôles d’acier
  2. 120 : seuil de la douleur
  3. 110 : avion à réaction (à 100 m) et scie circulaire
  4. 90 : voiture de sport, camion lourd
  5. 80 : motocyclette, vélomoteur
  6. 70 : rue à grand trafic
  7. 60 : conversation
  8. 50 : rue calme
  9. 40 : chambre calme
  10. 30 : tic-tac d’un réveil
  11. 20 : chuchotement
  12. 10 : bruissement de feuilles dans le vent
  13. 0 : seuil d’audibilité

Comment se protéger du bruit

Pour la protection acoustique, ne confondez pas l’isolation qui vous sépare des bruits causés par les autres (bruits d’impact ou aériens) et l’absorption acoustique qui concerne vos propres bruits se réfléchissant dans la pièce. Si votre immeuble est vraiment trop bruyant, il faut vous adresser à une entreprise spécialisée qui fera l’étude indispensable.

La Chambre syndicale nationale de l’isolation thermique, de l’insonorisation et de la correction acoustique (CITICA) vous fournira une liste d’installateurs. Un bricoleur adroit peut, à la rigueur, faire les travaux lui-même sous réserve de bien connaitre les règles de pose. Car ces dernières sont importantes pour que la diminution des bruits soit sensible. Si vous vous contentez de coller, sur une paroi, un matériau absorbant, l’isolement ne sera qu’un peu amélioré.

Par contre, si vous créez, contre la cloison existante, une deuxième paroi légère et si vous garnissez l’intervalle avec une laine de verre ou laine de roche, accrochée seulement à l’une des deux parois, l’isolement sera augmenté. Plus la masse de la paroi de doublage, plus l’épaisseur de l’intervalle entre les deux parois sera grande, meilleur sera le résultat. Il en est de même, pour les plafonds, il ne faut pas vous contenter de coller des carreaux isolants. Mais il faut les suspendre pour créer un vide d’air évitant la transmission des sons.

Le bruit et la loi

Dans la lutte contre le bruit, le rôle primordial revient à la législation. Elle vient vous protéger, sous réserve que vous fassiez constater par huissier l’intensité des bruits qui vous gênent. C’est aux tribunaux qu’il faut avoir recours pour obtenir la cessation du bruit. Et, dans certains cas, des dommages et intérêts.

Isolation du sol

Si tapis et moquette diminuent effectivement les bruits d’impact, ils ne changent pas notablement la transmission des sons aériens. Pour diminuer ceux-ci, il faut que le sol soit désolidarisé du bâtiment. Ce qui ne peut être fait qu’au moment de la construction (parquet flottant). L’isolation de dalles de bois aggloméré ou comprimé, panneaux de plâtre et laine de verre, feutre de bois, fibrociment, liège… Sont les matériaux le plus utilisés, aussi bien pour les plafonds suspendus que pour le doublage des murs.

Contre les bruits extérieurs, le remplacement des vitres ordinaires par des vitrages isolants, doubles ou triples, en verre ou en glace, est efficace. Les tapis, les lourds rideaux sont des amortisseurs convenables. Le garnissage des murs avec du tissu d’ameublement, tendu sur cadre, amortit les sons, surtout si ce tissu est doublé avec une ouate.

 

L’isolation thermique

On a construit, pendant des millénaires, pour se mettre à l’abri de la pluie et du vent. Maintenant, nous exigeons beaucoup plus, nous interdisons l’entrée du froid et du chaud par l’isolation thermique. La chaleur fournie par l’appareil choisi sert d’abord à réchauffer l’air, le mobilier, puis les parois.

Si, dans le trajet de l’intérieur vers l’extérieur, la chaleur rencontre un frein… C’est-à-dire l’isolant thermique, celui-ci jouera immédiatement son rôle. D’où il résultera une montée rapide de la température. De même, pendant la saison chaude, les dispositions d’isolation serviront, cette fois, de frein à la chaleur extérieure. L’empêcheront d’entrer et conserveront plus longtemps la fraîcheur de la pièce.

Pour un immeuble à construire

S’il s’agit d’un appartement, le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment délivre des certificats d’examen thermique sur plan. Exigez, au moins, le devis descriptif et demandez l’avis d’un technicien. La Chambre Syndicale Nationale de l’Isolation Thermique, de l’Insonorisation et de la Correction acoustique vous en donnera la liste. Pour une maison individuelle, demandez à votre architecte de faire une étude spéciale. La réglementation actuelle n’a, en fait d’isolation thermique des constructions, que des exigences très faciles à satisfaire.

Prévoir une isolation supérieure, guère coûteuse, est rentable. En règle générale, les frais d’isolation thermique sont compensés en grande partie, d’une part par la réduction de l’installation de chauffage, et, partant, du prix de celle-ci et, d’autre part par une économie très sérieuse de combustible. Ce dernier point est important. Dans le prix de gestion d’un immeuble, ce sont, de loin, les charges de chauffage qui pèsent le plus lourd et elles se renouvellent chaque année.

A l’économie pécuniaire que l’isolation thermique apporte, il faut ajouter deux éléments essentiels au confort.

  • La disparition des effets des parois froides.
  • Et, par voie de conséquence, la disparition des condensations sur les surfaces, causes des taches sur les plafonds et sur les murs.

Comment s’isoler thermiquement ?

Les murs homogènes ne donnent pas une solution valable. L’emploi de la lame d’air (espace vide entre deux couches de matériaux) apporte une amélioration sensible. Mais la vraie solution est l’emploi de matériaux isolants. C’est-à-dire des matériaux qui, sous une épaisseur égale à celle de la lame d’air, présentent une résistance thermique supérieure à celle de cette dernière. A épaisseur égale, l’introduction d’un isolant permet donc un gain considérable pour l’isolation.

Pour obtenir la même isolation, les murs pleins et ceux comportant une lame d’air devraient être beaucoup plus épais. Ne lésinez pas sur l’épaisseur de l’isolant, ce n’est pas lui qui coûte cher, c’est la pose. De plus, l’isolant doit être placé au plus près de la face chaude de la paroi. C’est-à-dire à l’intérieur du local, pour éviter un échauffement inutile des murs. Les principaux isolants sont les fibres minérales (laine de roche, laine de verre), les matériaux plastiques expansés, le liège aggloméré expansé, le verre cellulaire. Ils doivent résister à la chaleur et au froid, à l’humidité, au feu.

Pour les fenêtres, qui représentent une part importante des déperditions totales, le remplacement des vitres simples par des vitrages spéciaux isolants s’impose pour améliorer le confort thermique. Ces vitrages sont constitués de deux ou trois feuilles de verre, légèrement espacées, scellées entre elles et réunies par un cadre étanche, les espaces intermédiaires sont remplis d’air déshydraté ou de gaz.

Dans le cas d’une maison individuelle, l’isolation, qui est utile pour les planchers au-dessus d’une cave… Devient indispensable s’il s’agit de plancher sur vide sanitaire. Souvent, ce n’est pas le plafond que l’on isole, mais le dessous de la toiture. Un espace ventilé doit être réservé entre la couverture et l’isolant. Pour une toiture à faible pente ou pour une terrasse, c’est alors le plafond qui est protégé.

Dans une habitation déjà construite

Dans une maison individuelle, vous pouvez facilement, avec des revêtements isolants, garnir les combles pour rendre un grenier habitable, tout en améliorant l’isolation thermique de l’ensemble. Pour les murs, il est recommandé de les doubler avec des panneaux isolants. Mais, pour le sol, l’opération n’est possible, à moins de grands travaux, que s’il y a une pièce inférieure dont on isolera le plafond.

Dans un appartement

Il n’y a pas grand-chose à faire … En certains cas, les vitres peuvent être changées, doublées ou triplées avec un vantail indépendant monté sur charnière (fenêtres ouvrant à la française). Cela mis à part, il ne vous reste qu’à faire la chasse aux filets d’air… En calfeutrant les portes et les fenêtres. Calfeutrage par bourrelets traditionnels, bandes de matière plastique, de mousse en latex, de feutre ou de caoutchouc se posent ou se collent aisément sur les fenêtres.

Plus nouveaux et invisibles, les joints métalliques, bandes qui, une fois posées, forment ressort grâce à leur profil spécial, viennent obstruer les joints trop larges. En aucun cas, ils ne doivent être recouverts de peinture. La pose est généralement faite par un spécialiste. Dans ce cas, une garantie de dix à quinze ans est donnée par le fabricant. Mais, en suivant bien les conseils de pose, si vous êtes habile de vos mains, vous pourrez réaliser ce travail vous-même.

Les portes se traitent comme les fenêtres. Donc, pour protéger les seuils, il y a des plinthes automatiques. Elles se posent contre le bas de la porte, sans en gêner le fonctionnement. A la fermeture, un verrou butant sur l’huisserie déclenche l’abaissement d’un bourrelet de feutre ou de caoutchouc. N’oubliez pas, malgré tout, que les hygiénistes sont opposés à un calfeutrement total des pièces d’habitation. Surtout si vous avez des appareils de chauffage à flamme ou à catalyse.