Bonjour tout le monde !
3 octobre 2017
ventilation

La ventilation est le terme qui désigne un renouvellement d’air soit pour rendre certains locaux habitables, soit pour améliorer certain confort dans l’habitation, soit encore pour améliorer la conservation des produits périssables, soit enfin dans l’industrie, où remploi de ventilateurs est très fréquent. La quantité d’air qu’il faut transporter dans les locaux dépend évidemment de leur destination.

Pour une ventilation adaptée à un bonne isolation,

ventilationVoici quelques chiffres usuels qui sont valables sous nos climats :

  • Pour les caves, si possible, il faut une ventilation permanente par soupiraux fermés par grilles, par tôle perforée, etc.
  • Pour les pièces d’habitation normale, un renouvellement du cube à l’heure. Cela correspond pratiquement à un vantail de fenêtre laissé ouvert, la poignée de crémone en travers permettant de laisser un vantail fixe et l’autre entrouvert.
  • Pour les pièces d’habitation conditionnées, trois renouvellements à l’heure, apport par une ventilation mécanique.
  • En ce qui concerne les salles de collectivités, un renouvellement entre trois et cinq fois le cube à l’heure.
  • Pour les cuisines, entre cinq et dix fois le cube à l’heure.

Faire circuler l’air

Depuis les ventilateurs qui occupent, dans l’usine ou l’habitation, une place indiquée, on a à transporter l’air servant à la ventilation dans les gaines. Celles-ci sont appelées communément gaines de ventilation. Ces gaines peuvent avoir n’importe quelle coupe. Elles ne sont pas soumises au règlement des cheminées, dont la section doit être : longueur = une fois et demie la largeur, au maximum. On peut les réaliser rondes, ovales, rectangulaires, carrées, et en n’importe quel matériau… Tôle, Fibrociment, Isorel, contreplaqué, etc. La décision qui s’impose à ce sujet est bien souvent dictée par l’esthétique. Chacune, par sa forme et sa longueur, correspond à une perte de charge. Il faut calculer très exactement, cette perte de charge devant être compensée par la puissance du ventilateur. S’il s’agit de gaines transportant de la chaleur, un autre calcul s’impose. C’est celui de la perte de calories en ligne qui est bien souvent très importante.

ventilationLe trajet de l’air de la ventilation

S’il n’y a pas de précautions spéciales à prendre pour ces gaines de ventilation dans leur constitution, il n’en est pas de même dans leur installation. Il est nécessaire que l’air transporté soit judicieusement conduit… En ne se heurtant pas à des coudes brusques ou à des changements de section trop marqués. Enfin, les embranchements doivent être particulièrement étudiés. De façon que l’air ne s’engouffre pas uniquement dans la conduite maîtresse sans être intéressé par les réseaux secondaires. Pour le conditionnement de l’air la vitesse aux bouches de soufflage dans les pièces devait être calculée de 0,50 m à 1 m. Il n’en est pas de même dans les gaines où la vitesse de soufflage peut atteindre 12 m par seconde. A condition que les matériaux employés soient insonores. Si l’on dépasse cette vitesse, on risque d’entendre un sifflement fort désagréable.

 

 

 

Ventilation des locaux sanitaires

La place des appareils dans la salle de bains

ventilationContrairement à ce que l’on croit généralement, les appareils ne peuvent pas être placés n’importe où, et le choix de leur emplacement n’est pas laissé à la seule appréciation de l’usager. Si le parcours des conduites d’alimentation peut être tracé avec une certaine liberté… Il n’en est pas de même des tuyaux d’évacuation d’eaux usées. On comprend bien qu’une pente minimale est nécessaire pour que l’écoulement de les eaux des appareils s’effectue normalement. Elles vont vers la chute verticale qui les entraîne au sous-sol, puis à l’égout. Cette pente ne doit pas être inférieure à 3 cm par mètre.

Les appareils dont la bonde de vidange est placée très bas (bidet, baignoire) ne doivent donc pas être très éloignés de la chute verticale. De manière à ne pas avoir à les surélever (pour les baignoires), ce qui est incommode… Ou à les poser sur socle (pour les bidets), ce qui est particulièrement laid et peu pratique. On se doute bien que l’encombrement des appareils et leur utilisation conditionnent, également, le choix de leur emplacement. Il faut donc penser à leur volume réel et non pas seulement à leur dessin sur un plan.

Gain de place

De cette façon, on gagne souvent une place appréciable. Par exemple, dans une salle d’eau exiguë, il y aura intérêt à placer le bidet juste à côté du lavabo… Car leur utilisation se complète avantageusement. D’autres considérations interviennent également, telles que l’emplacement des portes et des fenêtres (il faut éviter de placer la baignoire devant une fenêtre). L’éclairage naturel est agréable dans la zone du lavabo. Par contre, l’installation de cet appareil sur un mur faisant face à la fenêtre devra être évitée, car l’usager serait alors placé à contre-jour lorsqu’il voudrait se raser, ou se laver. Lorsque toutes les conditions précédentes seront remplies, on envisagera l’aspect esthétique de la salle de bains et on prendra garde surtout à la perspective qu’elle offrira lorsque la porte sera ouverte.

Deux raisons essentielles exigent que les salles d’eau et les salles de bains soient bien ventilées.

Pour éviter la buée

  • ventilationLa nécessité d’évacuer la vapeur qui s’accumule à chaque puisage d’eau et, en particulier, d’eau chaude. Le remplissage de la baignoire et l’usage de la douche provoquent d’abondantes buées. Pour que la ventilation soit efficace, il est indispensable qu’elle assure non seulement l’évacuation de l’air vicié ou humide, mais, également, une arrivée d’air frais. L’évacuation doit être placée en partie haute, la prise d’air frais en partie basse. Ces ventilations doivent être permanentes. Elles devront être parfaitement efficaces dans les locaux sanitaires (y compris les W.-c.) placés au centre de l’habitation et donc dépourvus de fenêtre.

Pour la sécurité

  • Les appareils de chauffage de l’eau (excepté ceux qui fonctionnent à l’électricité) exigent une ventilation énergique du local où ils sont installés. Non seulement pour que leur fonctionnement soit assuré, mais, aussi, pour des raisons de sécurité. Il faut signaler que l’usage d’appareils à gaz est interdit dans les locaux sans fenêtre placés au milieu de la construction. Il n’est, sans doute, pas inutile de rappeler que la ventilation par conduit unique (. Shunt.) des immeubles est d’un bon rendement et exige beaucoup moins de place que les conduits multiples traditionnels. Toutefois, il interdit l’usage d’aérateurs électriques, ceux-ci risquant de créer des déséquilibres de pression dans le conduit. Ce qui aurait pour conséquence de renvoyer les mauvaises odeurs dans les appartements desservis par le même conduit !

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *